BTP – STRABAG achève la rénovation d’une installation de traitement des sols à Oberhausen avec une organisation partiellement électrique. Le groupe voulait mesurer les performances réelles des engins électriques sur un chantier de génie civil. Cette expérimentation dépasse donc une simple démonstration commerciale. Elle confronte autonomie, recharge, productivité et coordination aux contraintes quotidiennes. L’entreprise a mobilisé plusieurs machines électriques lorsque leurs capacités correspondaient aux tâches prévues. Elle a conservé des équipements conventionnels pour respecter le calendrier. Toutefois, ces derniers ont utilisé exclusivement le carburant renouvelable HVO100, comme les véhicules logistiques associés.

Cette approche hybride vise une réduction immédiate des émissions sans attendre une flotte entièrement électrique. Elle permet aussi d’identifier précisément les usages déjà compatibles avec les technologies disponibles. Les responsables peuvent comparer consommations, temps d’arrêt et besoins de puissance. Ils évaluent également l’organisation des bornes, des rotations et des équipes. Pour les chantiers urbains, la baisse du bruit constitue un avantage supplémentaire. Elle peut prolonger certaines plages opérationnelles tout en limitant les nuisances locales. Cependant, l’électrification nécessite un raccordement suffisant ou des solutions temporaires adaptées. La planification énergétique devient donc une composante essentielle du chantier.

Les entreprises du BTP doivent désormais intégrer énergie et carbone dès la préparation des travaux. Une flotte électrique mal dimensionnée pourrait créer des attentes et dégrader la productivité. Inversement, des simulations précises peuvent affecter chaque machine au meilleur usage. Le HVO100 fournit une solution transitoire pour les équipements difficiles à électrifier. Son intérêt dépend néanmoins de sa disponibilité, de sa traçabilité et de son prix. Les enseignements d’Oberhausen aideront STRABAG à définir de futurs standards opérationnels. Plus largement, les donneurs d’ordre pourront exiger des indicateurs comparables. Cette transparence accélérera les choix techniques efficaces et évitera les engagements environnementaux purement déclaratifs. Le retour d’expérience guidera ensuite les investissements sectoriels.