À compter du 1er mai 2026, la Réglementation environnementale 2020 (RE 2020) s’appliquera à treize nouvelles catégories de bâtiments. Cette extension résulte d’un décret publié le 17 janvier, pris en application d’une directive européenne sur la performance énergétique, que la France doit transposer avant la mi-2026. Jusqu’ici limitée au logement, aux bureaux et aux écoles primaires et secondaires, la RE 2020 vise désormais les constructions universitaires, hôpitaux, commerces, crèches, hôtels, bibliothèques, restaurants, vestiaires, aérogares ou encore bâtiments industriels et artisanaux.

Le décret précise que seules les demandes de permis ou déclarations préalables déposées à partir du 1er mai sont concernées. Quatre cas d’exemption sont toutefois prévus : les bâtiments aux contraintes techniques spécifiques, les constructions temporaires de courte durée, les bâtiments de moins de 50 m², ainsi que les extensions qui, par rapport à la surface existante, sont inférieures à 150 m² et à 30 %. Ces cas relèveront encore de la réglementation thermique 2012. Les projets de palais de justice restent eux aussi en dehors du champ de la RE 2020.

La réforme introduit cinq exigences de performance : qualité de la conception énergétique, réduction de la consommation d’énergie primaire, limitation de l’empreinte carbone liée à ces consommations et aux matériaux, ainsi que confort d’été. Le ministère du Logement prévoit par ailleurs deux textes supplémentaires en mars. Ils permettront d’assouplir certains seuils sans renoncer aux objectifs climatiques. Ces ajustements devraient notamment faciliter l’installation de climatisation dans des immeubles connectés à un réseau de chaleur urbain, tout en tenant compte des spécificités des immeubles de grande hauteur et en favorisant les surélévations.